Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Christiane LATRAICHE / L"AME DU MONDE
L’AME : Principe spirituel de création divine transcendant à l’homme auquel elle est unie pendant la vie terrestre , comme foyer de sa vie religieuse ou s’affrontent le bien et le mal .
L’AME : La base du vouloir
L’ESPRIT : L’unité transcendante et achevée du vouloir

« Saint Augustin nous dit que l’homme n’est ni une Ame à part ni un corps à part mais une âme qui se sert d’un corps. Elle est une substance rationnelle apte à gouverner le corps . »
L’âme du monde est pour les uns Dieu , pour les autres le Dharma, le Divin, le Tao , l’absolu . C’est la présence dans l’univers d’une force mystérieuse et bonne qui maintient l’ordre du monde.
Les âmes des bêtes sont simples suivant la doctrine de saint Thomas D’Aquin, néanmoins elles ne sont pas spirituelles parce qu’elles sont incapables d’opérations à proprement parler intellectuelles et qu’elles ne sont point immortelles.
Bergson enseigne que l’homme doit philosopher « avec toute son âme . » c'est-à-dire non pas seulement avec sa raison ,mais avec ses passions , ses instincts, son vouloir vivre.
Pour atteindre l’unité , la mondialisation prend toute sa valeur ,organisation de plus en plus unitaire ,fantastique spectacle d’une réflexion collective montante, au delà de laquelle se profile déjà une large frange de l’humanité . Cela ne sera pas une seule âme mais une âme faite de toutes les âmes assemblées dans leur différence et leur individualité , en partant des opinions et des sentiments porteurs de sens religieux ou non.
Nous nous approchons d’un humanisme universel , le monde a besoin de nouveaux repères.
Il y a un rejet du dogme , Abdemon Bidar (spécialiste de l’islam) : « L’humanisme est la passion de l’être humain pour son propre mystère ,pour son génie ,son tragique ,et la sagesse qu’il peut acquérir . »
Les enjeux de l’humanisme contemporain et le défi de l’humanisme de demain auront à bâtir quelque chose de nouveau au confluent des cultures du monde ,tout en s’intégrant à la vocation de l’homme et son identité, comme sur les moyens de le rendre plus heureux .
La question du 20 ° siècle est de savoir s’il est possible de rester chrétien d’une manière rationnelle .
Depuis le 18° siècle Dieu et l’immortalité de l’âme ne constituent plus le fondement et la visée de la science . Nous sommes rentrés dans une analyse des textes sans plus aucun présupposé de foi ou d’origine divine mais avec des outils de sciences humaines , il n’est plus possible de vérité absolue. La notion de « vraie foi » est remise en cause . Nous donnons aux évènements de la bible un caractère mystique ou imagé , sans connotation péjorative ,que l’on retrouve chez tous les monothéistes . Ces notions résistent- elles à l’analyse critique et historique ? Ce qui dans la foi chrétienne heurte notre rationalité contemporaine.
L’homme est construit pour aller vers « le mieux »
_ L’âme du monde nous sert de guide.
_ La science nous révèle les énergies inépuisables de la matière .
_ La philosophie nous fait connaitre les êtres humains en apprenant la force des liens qui les unissent .
_ L’amour est né d’un besoin d’union .
Teilhard dit : « L’âme du monde surgit graduellement de toutes parts comme une réalité absorbante et inévitable .Beaucoup, sans doute ne s’en aperçoive pas encore .. »
Nous sommes poussés en avant par les découvertes , les relations aux autres , les actions communes d’entraide …
Chaque âme est particulière et indépendante . Toutes ces âmes reliées ente elles forment une richesse plus importante en se modifiant au contact les unes des autres . C’est le lien de l’amour .

SI l’on rationnalise totalement la foi chrétienne, on la ramène à un moralisme très pertinent. Si être chrétien , c’est simplement dire qu’il faut s’aimer les uns les autres , penser à son prochain , tout le monde est plutôt convaincu. Ce qui fait la richesse du christianisme est : « l’inexplicable. » Il doit garder ses dogmes et ne pas se diluer dans une espèce d’humanisme un peu flou


Vendredi 18 Mars 2016 18:16