Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

Recherche






Galerie

Chapitre extrait du livre "ECRITS DU TEMPS DE LA GUERRE"


je suis la porte (Jean X-9)
je suis la porte (Jean X-9)
« Sous cette forme naturelle prise par son Etre Surnaturel pour s’insérer dans notre Univers, le Christ éveille et sollicite ce qu’on est convenu d’appeler les exigences naturelles du cœur humain. Tenant la place du Centre des Choses visibles. Il fait se lever vers Lui, sans être encore reconnu, le regard de tous ceux qui puisent leur goût de vivre dans l’attente et la préparation d’une ère de lumière et de paix » (p. 340,341)

La Foi, l'Espérance et la Charité, des trois vertus théologales que nous avons apprises par cœur dans le catéchisme de notre enfance, la Foi est restée la plus mystérieuse.
Je crois, j'ai la foi...

L'espérance et la charité me paraissaient et me paraissent toujours plus accessibles, peut-être parce qu'elles nous renvoient à nous-mêmes.
-Mais je crois, j'ai confiance.
En quoi, en qui ? Je m'adresse à une notion tellement abstraite. Appeler Dieu une notion abstraite me ferait sans aucun doute condamner encore au bûcher. Et pourtant je crois.

-Oui je crois à la vie, à la lumière. Et on ne le peut que spontanément. Dès que l'on réfléchit s'insinue en nous le malaise du doute. A une dose homéopathique certes, mais suffisante pour chiffonner la belle confiance si rassurante, si vertueuse de notre enfance ou du charbonnier.
p. 339 " Tout ce que j'ai écrit -ailleurs ou ici- suppose la perception, ou tend à la manifestation, de cette lumière active qui nous pénètre, à partir de Jésus . (...) CETTE IDEE D'UN ELEMENT PHYSIQUE UNIVERSEL, dans le Christ, n'a rien d'étrange. Chacun de nous, si nous y prenons garde, est enveloppé , auréolé , d'un prolongement de son être aussi vaste que l'univers. Nous n'avons conscience que du noyau de nous-mêmes. "

-Mais est-ce que je crois à la paix, à l'amour ? C'est l'idéal, le but à atteindre, mais entre le but et nous, le doute tient une telle place qu'il nous pourrit l'Espérance, la deuxième vertu théologale. Et pourtant l'Amour de Dieu, colossal autant qu'éthéré, devrait sans hésitation contenir toute notre vie spirituelle alors qu'un simple doute nous empoisonne la prière la plus simple.

Alors comment réagir ?
-Prier quand même avec toutes les scories que notre démarche entraîne ?
-Choisir parmi nos interlocuteurs préférés un médiateur pour nous soutenir dans notre recherche de liaison avec Dieu ?
Tout est bon, si j'ose dire, parents décédés, sainte Vierge, anges gardiens, tous présents en dehors de toute contingence temporelle.
C'est ici peut-être qu'intervient cette Charité universelle où chacun peut apporter à l'autre l'aide et l'amour dont il a besoin.

Vendredi 18 Novembre 2016 23:21