Association lyonnaise Pierre Teilhard de Chardin

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Extrait du livre "LE PHÉNOMÈNE HUMAIN"


Marcel Comby - La convergence du personnel et le point Oméga.

La convergence du personnel et le point Oméga
 
     En parlant de l’univers personnalisant, Teilhard écrit ceci :
« En cherchant à se séparer le plus possible des autres, l’élément s’individualise ; mais, ce faisant, il retombe et cherche à entrainer le Monde en arrière vers la pluralité, dans la Matière. Pour être pleinement nous-mêmes, c’est en direction inverse, c’est dans le sens d’une convergence avec tout le reste, c’est vers l’Autre qu’il nous faut avancer. »
     La vision teilhardienne consiste en outre à mettre en lumière un principe d’union universel qui nous rend paradoxalement de plus en plus proche de notre être véritable. Mais pour atteindre cette union, il nous faut nous laisser attirer par le Christ, par le point Oméga. Cette convergence dont parle Teilhard suppose un double principe : l’un actif, par nos actions ; l’autre passif, par notre capacité à nous laisser envahir par la grâce céleste.


Pour un chrétien d’Orient, l’Avent est le temps spirituel de la femme. Or on sait combien Teilhard fut le chantre des vertus liées à la féminité, principe passif. Avent tourmenté, puisqu’il voit s’étendre le pouvoir du Dragon sur toute race, peuple, langue ou nation. Se répand sur terre les sept coupes de la colère de Dieu : la chute de Babylone, la fuite loin d’elle du peuple de Dieu, les faux prophètes, les martyrs, les guerres, le feu du ciel dévorant tout, constituent cette période douloureuse, allégorique pour les temps anciens, mais allégorique aussi pour notre temps, pour tous le temps, marqués par le combat du Bien et du Mal, dont nul ne fera l’économie. L’Avent est un temps d’attente, de gestation, de lente maturité. Il précède l’avènement de la Jérusalem messianique, du ciel nouveau et de la terre nouvelle. Et dans cette femme de l’Avent apocalyptique on voit très bien l’Église-Épouse, disant avec l’Esprit : « Viens, Seigneur Jésus ! ».  
     En fait, Marie est partout associée aux mystères de son Fils. Comme dans l’Évangile, c’est une présence discrète, silencieuse, maternelle, féminine. Plus tard Teilhard nous dépeindra ce qu’est l’Éternel Féminin : Marie représente pour lui la trace de l’axe de la vie. Ces mots-là expriment le fait non négligeable que la dévotion des chrétiens à Marie ne doit pas être en plus du reste ou à côté mais doit revêtir une forme plus cosmique. Marie est celle qui adhère constamment à la personne du Christ depuis l’Incarnation jusqu’à la Passion et la Résurrection.


Jeudi 22 Novembre 2018 07:52